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Divine Ondine…

Tu navigues, flottante, au gré du vent qui te transporte. Et tes embruns viendront faire vibrer cette petite membrane, tendue comme un tambour des deux côtés. Et ce tam-tam entraînera un marteau qui frappera ensuite son enclume. Et, des ondes ainsi produites, une écume violente mettra mon âme au diapason.

Si je desserre mes dents, comme ma gorge amarrée à cette chaise immobilisée par le séant du Réel, cette houle, alors déchaînée, inondera mes cellules d’un courant chaud et réconfortant qui transpercera mes pieds, jusqu’au rivages du centre de la Terre.

Ensuite, l’oscillation formée remontera furieusement faire battre, dans un reflux vagal, ma poitrine alors sur le point d’imploser.

Ainsi, la Création, cette sorte de désensorcellement temporairement salvateur, ouvrira une fenêtre de dépression qui, tout en irradiant le Monde, me permettra de faire face à cette angoisse effrayante en l’y arrimant solidement.

Car, aussi délicieusement addictive soit-elle, aucun corps ne peut encaisser, seul, et sans chavirer, les remous d’une telle déraisonnance.

…tu remets mon enharmonie en harmonie.

Les plus grandes découvertes sont le fruit du hasard.

C’est en regardant « Au service secret de sa majesté », un James Bond extrêmement peu connu, car je ne le connaissais pas, devant la scène au cours de laquelle 007 se lève de table, après avoir déclaré éprouver une certaine « raideur » provoquée par l’une de ses espiègles voisines de table, que je remarquai que cet acte ne lui posait aucun problème, de la même manière que son kilt ne laissait rien transparaître.

C’est alors qu’enfin je compris, dans ma recherche constante de l’Indubitable, la véritable utilité du « Sporran », qui, d’ailleurs, signifie « sacoche » en Gaélique selon Wikipedia, car je mets un point d’honneur à vous proposer des articles extrêmement référencés.

Philippe, le 2 Mars 2019.